Le jour où je me suis pleinement donné la permission d'être moi ❤️
- sandrine perrot

- 6 août
- 3 min de lecture
Hier, j'ai reçu un email.
Il y a encore quelques années, voire quelques mois, j'aurais probablement sauté sur cette opportunité.
J’aurais laissé mon égo - flatté d’être reconnue pour mon expérience et expertise -prendre toute la place et se précipiter pour passer à l’action, pour « ne rien rater », soutenu par mon mental qui rationnalise et s’inquiète « qu’il ne se passe rien d’autre », et mon système nerveux, gardien du connu sécurisant.
Cela m'est arrivé plus d'une fois de dire oui à une opportunité qui semblait "raisonnable".
Pas parce qu'elle me faisait vibrer.
Parce que j'avais peur qu'il n'y en ait pas d'autre.
Peur de manquer.
Peur de l'incertitude.
Cette fois, j’ai reçu l’email.
Je l’ai lu.
Et je n’ai pas bronché.
Quelque chose en moi est resté parfaitement calme.
J’ai observé mes ressentis, écouté les différentes voix intérieures. J’ai pris le temps de discerner laquelle disait quoi.
Ce qui avant, m’aurait plongée dans une urgence fébrile et – même si ça me fait mal de l’écrire – un peu désespérée, ne me détourne plus comme avant de qui je suis et de ce que je veux vivre.
Je ne veux plus prendre mes décisions dans le FOMO, ou la crainte de ne rien avoir d’autre.
J’ai décidé que désormais je me dirige depuis mon être, depuis mon âme, depuis qui je suis vraiment, depuis mes désirs, depuis mon unicité, no matter what.
Avant, je croyais que mes opportunités et ma valeur dépendaient de la validation extérieure, des autres.
Et je me racontais l’histoire intérieure que j’étais libre et indépendante.
Puis un jour j’ai réalisé qu’avec le temps, au fil des compromis, j’avais tendance à me diriger en réaction aux évènements, depuis la peur, en mode survie. Que je ne me donnais plus la permission d'être moi.
Depuis plusieurs années, je suis devenue spéléologue de moi-même.

J'explore les profondeurs de mon monde intérieur avec la même curiosité que d'autres explorent une grotte.
Non pour me réparer. Mais pour retrouver ce qui, en moi, a toujours été vivant.
Pour regarder en face et libérer ce qui m’encombre et m’embrouille.
Pour construire un socle, un sanctuaire, un trône pour ma sécurité et ma liberté intérieures.
Depuis toujours, il m’est naturel et facile de connaître et reconnaître l’autre, plus que moi-même. Depuis toujours, je reconnais des parts de moi dans l’autre.
Un vrai puzzle.
Pour trouver comment emboîter les pièces de mon puzzle, je me suis parfois trop inspirée des autres, me suis laissée influencer, j’ai suivi les « méthodes » reconnues par la plupart des autres, ce qui m’a éloignée de ma vérité à moi.
Avec les années, les rencontres, les expériences, les investigations, j’ai réalisé que personne d’autre que moi ne m’empêche de vivre mes désirs, et que tout est question de responsabilité. La mienne.
Pendant longtemps, j'ai attendu que l'extérieur me donne la permission d'être moi.
Aujourd'hui, je comprends que cette permission ne peut venir que de moi.
J'ai arrêté de croire que quelqu'un d'autre savait mieux que moi ce qui me fait vibrer ou pas.
C’est ma responsabilité de décider de m’écouter, de faire comme moi, sans me juger ni me comparer.
C’est ma responsabilité de me diriger en gardant le cap sur mes désirs.
J’ai compris que me reconnaître vraiment, dans mes lumières et dans mes ombres, est ma clé pour me libérer de l’intérieur.
La clé de ma souveraineté.
Personne d’autre que moi ne peut savoir ce que c’est que d’être moi, alors mon bonheur ne dépend que de moi.
Spéléologue de moi-même, j’explore les couches de peurs, croyances limitantes, projections, je regarde en face une à une toutes les choses, réactions, situations dans lesquelles j’ai évité d’être moi pour me conformer.
Au fond de moi trônent ma souveraineté, ma sécurité, depuis cet espace je suis prête à traverser ce qui se présente sur mon chemin qui mène à mes désirs.

Je ne sais pas encore où mes désirs me mèneront.
Je sais simplement qu'aujourd'hui, je préfère avancer depuis cet espace intérieur que depuis mes anciennes peurs.
Et, pour la première fois depuis longtemps, cela me suffit.
Car j’ai confiance que, chaque jour, je fais un peu plus de place pour accueillir le meilleur.




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